Testing DR : tester votre plan de reprise sans casser la prod

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Le testing DR sert à vérifier avant la crise que votre plan de reprise marche en vrai.

L’objectif : prouver votre capacité à redémarrer, valider les étapes de reprise, et confirmer les objectifs de temps (RTO) et de perte de données acceptable (RPO), sans toucher à la production.

Au programme : les différents types de tests DR, un pas-à-pas pour tester votre plan, et des bonnes pratiques pour ne pas perturber les systèmes… tout en donnant des preuves fiables à vos clients et assureurs.

Les MSP peuvent s’appuyer sur des solutions éprouvées de sauvegarde et reprise comme Acronis ou Datto BCDR, selon leur environnement et leurs besoins de conformité.

Besoin d’une plateforme qui facilite les tests, la restauration en virtual machine et le reporting clair ? Essayez Datto BCDR pour industrialiser vos tests de reprise.

À retenir

  • Tester, c’est transformer un plan DR “sur le papier” en garantie opérationnelle mesurée (RTO/RPO concrets).
  • Les tests se font de préférence dans un test environment (sandbox cloud based, labo VM) afin de préserver les production systems.
  • Un cycle simple gagne à être répété : préparer → exécuter → mesurer → améliorer. C’est la base de la business continuity crédible.
  • Mini Lexique : 
    • disaster scenariosscénarios d’incident
    • disaster recovery planplan de reprise
    • backup systemsystème de sauvegarde
    • business operationsactivité / services métiers
    • cloud baseddans le cloud / infrastructure de secours dans le cloud
    • runbooksprocédures / fiches d’action

Qu’est-ce que le testing DR (et pourquoi c’est vital) ?

Le testing DR consiste à simuler des incidents pour vérifier que votre plan de reprise fonctionne en conditions réelles. Concrètement : la sauvegarde restaure bien, l’application redémarre, l’activité repart et les objectifs de temps de remise en route (RTO) et de perte de données acceptable (RPO) sont tenables.

Des solutions comme Acronis ou Datto BCDR permettent d’automatiser ces tests de restauration et de vérifier concrètement la capacité de reprise, sans impacter la production.

À lire également notre article : RTO RPO : comprendre ces indicateurs clés pour les MSP

Sans tests, impossible de savoir si les procédures sont claires, si l’équipe a les bons réflexes ou si la bascule vers l’infrastructure de secours se passe sans accroc. Le jour J, c’est là que tout se complique.

Pour convaincre les décideurs, estimez l’impact financier avec le calculateur du coût du temps de récupération et d’indisponibilité.

Les 5 types de tests DR (du plus léger au plus “sportif”)

Checklist / Walkthrough

On relit les procédures pas à pas. Objectif : repérer les trous dans la raquette (contacts, accès, prérequis, dépendances). C’est rapide, parfait pour démarrer.

Tabletop / Simulation

On joue le scénario autour d’une table (ou en visio) : qui fait quoi, dans quel ordre, quels outils, quelles décisions. On muscle la coordination des équipes (team members) sans toucher à la technique.

Component / Sandbox test

On teste une brique (ex. restauration d’une virtual machine dans un test environment) sans toucher à la prod. Idéal pour valider le backup system et la chaîne de restauration.

Parallel test

On lance un service en parallèle (copie isolée), on vérifie qu’il tient la charge et qu’il répond. La prod continue de tourner, on mesure un ratio RTO/RPO réalistes.

Full interruption

Le crash-test : on coupe une partie du production environment et on bascule pour de vrai. C’est le plus fiable… mais le plus engageant. À réserver aux organisations prêtes et bien outillées.

Pas-à-pas : comment tester votre DR plan sans drame ?

1. Définir le périmètre

Quelles applis critiques ? Quelles dépendances (auth, base, stockage, réseau, SaaS) ? Qui décide du “go/no go” ? Documentez tout.

2. Choisir le type de test

Commencez “light” (checklist, tabletop), puis montez en puissance (component, parallel). Le full interruption vient plus tard, quand l’équipe est rodée.

3. Préparer le test environment

Créez une zone isolée : machines virtuelles, sous-réseaux dédiés, identités de test, jeux de données masqués. Côté cloud, démarrez des ressources à la demande et restaurez depuis des snapshots : vos tests DR restent propres, la prod ne bronche pas. Les plateformes comme Acronis ou Datto BCDR facilitent cette préparation en permettant de lancer des restaurations dans un environnement cloud isolé, idéal pour tester sans aucun risque pour la production.

Référez-vous au guide ANSSI pour organiser un exercice de crise.

4. Fixer les critères de réussite

RTO visé (ex. 2 heures), RPO visé (ex. 15 minutes), services attendus, utilisateurs pilotes, qualité des données, SLA. Ce sont vos règles du jeu.

5. Exécuter le scénario

Panne d’un site, base de données endommagée, service en ligne indisponible, rançongiciel… Variez les scénarios d’incident. Suivez vos procédures pas à pas. Chronométrez et notez ce qui se passe réellement.

6. Mesurer et consigner

Relevez le temps de détection, le RTO obtenu, l’écart avec l’objectif, les points de blocage (accès manquants, dépendances oubliées, autorisations). Conservez des captures et des horodatages. L’idée : disposer de preuves et de matière pour progresser.

7. Améliorer

Capitalisez : mettez à jour vos procédures, scripts et listes de contacts, ajustez les notifications, tenez l’inventaire à jour. Formez les membres de l’équipe concernés et planifiez le prochain test.

Pour structurer ce travail dans la durée, appuyez-vous sur un pilotage de la reprise ou  recovery management (indicateurs, rôles clairs, revues régulières).

Bonnes pratiques pour ne pas impacter la production

  • Fenêtre dédiée : testez hors pics, prévenez à l’avance et prévoyez un plan de retour arrière.
  • Isolation stricte : évitez toute fuite de trafic vers la prod. Les production systems ne doivent pas sentir passer l’exercice.
  • Données maîtrisées : utilisez des jeux anonymisés et des volumes réalistes.
  • Automatisation utile : scripts de restauration, vérifications de santé, redémarrages contrôlés.
  • Communication claire : qui commande, qui exécute, qui informe. Un seul canal, un chef d’orchestre.
  • Reporting qui compte : un court bilan avec RTO visé / RTO mesuré, points durs et actions décidées. C’est votre preuve de continuité d’activité.

Erreurs fréquentes (et comment les éviter)

  • Compter seulement sur la sauvegarde : si la restauration n’est pas testée, la sauvegarde ne sert à rien. Acronis et Datto BCDR permettent d’automatiser la vérification des sauvegardes et de tester la restauration dans un environnement sécurisé, pour s’assurer que les données sont vraiment récupérables.
    Oublier les dépendances : comptes d’accès, certificats, paramètres réseau, licences… La petite pièce manquante qui bloque tout.
  • Négliger l’humain : nouveaux arrivants, rôles flous. Le jour J, personne ne sait qui fait quoi.
  • Tester trop rarement : les systèmes évoluent ; multipliez les petits tests réguliers.
    Tester sans objectif : sans RTO cible, pas d’évaluation possible. Fixez la barre, mesurez, ajustez.

Testing DR pour MSP : comment prouver la valeur au client

  • Cadence raisonnable : un cycle trimestriel mêlant tabletop + component, et un parallel test semestriel sur un service clé.
  • Cartographie par criticité : classez les applis (or/argent/bronze) et alignez les niveaux de tests.
  • Runbooks vivants : stockés, versionnés, testés. Relus avant chaque exercice.
  • Tableau de bord client : RTO/RPO atteints, temps réel de restauration, risques résiduels, prochaines étapes.
  • Transparence : ce qui n’a pas marché devient un plan d’amélioration. C’est aussi ça, la confiance managée.

Conclusion

Le testing DR n’est pas une option : c’est l’assurance que votre entreprise pourra continuer ses activités quand un incident frappera. 

En variant les types of disaster recovery testing, en mesurant vos RTO/RPO et en documentant chaque exercice, vous transformez la reprise en routine maîtrisée plutôt qu’en pari risqué. 

Les solutions de sauvegarde et de continuité comme Acronis et Datto BCDR offrent aux MSP des outils intégrés pour automatiser ces tests, valider les restaurations et générer des rapports clairs à présenter aux clients.

Commencez petit, testez souvent, améliorez en continu. Vos clients ne vous demanderont plus “si” vous pouvez restaurer, mais “combien de temps il vous faut” — et vous aurez une réponse étayée.

Prêt à le voir en action ? Prenez rendez-vous pour une démo et découvrez comment industrialiser vos tests DR avec une plateforme pensée pour les MSP.

FAQ

Qu’est-ce que le test DRP ?

C’est un test du disaster recovery plan : on simule une panne et on vérifie que la reprise fonctionne (procédures, outils, rôles, RTO/RPO).

Comment faire du testing ?

Définissez le périmètre, choisissez le type de test, préparez un test environment isolé, exécutez le scénario, mesurez RTO/RPO, améliorez les runbooks.

Quelle est la forme complète du test DR ?

DR signifie Disaster Recovery (reprise après sinistre).

Que signifie DRP ?

Disaster Recovery Plan : le plan qui décrit comment restaurer systèmes et données après incident.

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